Ligue 1 : Guillaume Restes, l'ascension d'un "pitchoun" jusqu'aux Bleus
Grand espoir français au poste de gardien, Guillaume Restes, enfant du Toulouse FC, a connu sa première sélection en équipe de France face à la Belgique, en a tiré "beaucoup d'expérience" et de "confiance", et cherche désormais à confirmer son nouveau statut en club.
Le 5 octobre, Restes est devenu à 21 ans, 6 mois et 25 jours, le plus jeune portier à commencer un match avec l'équipe de France depuis 1973. Une habitude pour lui, coutumier des records de précocité, qui avait débuté chez les professionnels à 18 ans à peine.
Depuis, il a disputé plus de 100 matches avec le TFC, gagné ses galons de titulaire, décroché une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Paris en 2024 et attisé la convoitise de certains clubs, sans toutefois quitter la Ville Rose.
L'entraîneur danois Jens Bertel Askou, arrivé à Toulouse à l'intersaison, l'a convaincu de poursuivre chez les Violets au coeur de l'été: "on a pu discuter un peu sur le projet de jeu de l'équipe, comment il allait intégrer les gardiens à l'équipe, son souhait par rapport à nous, aux ressorties de balle, le fait de jouer haut, de jouer beaucoup avec les pieds... Et oui, c'est vrai qu'il m'a dit qu'il voulait que je reste au club", a raconté Guillaume Restes jeudi en conférence de presse.
- "Etiquette" -
"Le fait que je sois resté ici, tout se passe bien pour l'instant, et ça m'a amené en équipe de France, donc c'est top", a-t-il affirmé avec simplicité.
Son passage à Clairefontaine, le premier avec l'équipe de France A pour cet habitué des sélections de jeunes, s'est conclu en apothéose avec une première sélection au Stade de France, dans un match marqué par un dernier quart d'heure furibond où les Bleus ont tout emporté (4-1).
Pas de quoi ébouriffer Restes, qui a accueilli l'expérience avec un flegme marquant.
"Forcément, il y a une étiquette qui a changé vis-à-vis des gens, mais il n’y a rien qui a changé pour ma part", a-t-il expliqué.
Le gardien des Violets a vite trouvé ses marques dans un effectif qui sortait d'un dernier carré en Coupe du monde, mais au staff complètement remanié avec l'arrivée de Zinédine Zidane aux manettes.
Il y a retrouvé Manu Koné, installé chez les pros à Toulouse quand Restes était encore au centre de formation. "Il me voyait quand j'étais tout petit, donc je suis toujours son petit, et lui, c'est, entre guillemets, le grand frère", sourit le portier haut-garonnais.
Il a également passé beaucoup de temps avec une autre vieille connaissance: Fabien Barthez, entraîneur des gardiens, installé près de Toulouse et qui venait fréquemment conseiller les derniers remparts du TFC.
- "Confiance" -
"J'ai beaucoup regardé ce qui se passait parce que quand tu es à Clairefontaine avec les joueurs qu'il y a, c'est le plus haut niveau possible dans le football", a assuré Restes, exprimant sa "fierté" d'avoir ramené "beaucoup d'expérience".
Un vécu qu'il pourra désormais mettre au service des Violets, auteurs d'un début de saison extrêmement prometteur dans le jeu mais seulement 15es au classement.
"Il sait maintenant que c'est un gardien capable de performer en Ligue 1 à un très bon niveau mais aussi pour l'équipe nationale, et ça c'est très bien pour la confiance de Guillaume et pour nous en tant qu'équipe", a souligné Jens Bertel Askou.
"C'est un nouveau challenge pour lui d'avoir à mettre le focus sur deux équipes, de changer entre deux équipes, et je pense qu'il fait ça très, très bien", a salué le coach danois, poussant son gardien à accompagner la jeune garde toulousaine.
Ce que Restes fait naturellement: "je suis un +pitchoun+! J'essaie de transmettre aux autres +pitchouns+ qui montent avec les pros, que ce soit les gardiens ou les plus jeunes. (...) J'essaie de transmettre, de ne pas dire trop de conneries pour qu'ils progressent le plus possible". Et pourquoi pas viser, comme lui, l'équipe de France.
D.Choi--SG