Prix des carburants: les transporteurs routiers italiens cessent leur mouvement de grève
Les routiers ont mis fin vendredi aux manifestations qui ont paralysé le sud de l'Italie depuis une semaine, les derniers piquets de grève en Campanie ayant été démantelés, ce qui permet la reprise des livraisons vers les supermarchés.
Les protestations ont laissé certaines régions du sud de l'Italie confrontées à des pénuries de nourriture et de carburant, affectant la production de pâtes et de mozzarella.
Elles ont pris fin après l'annonce par le gouvernement d’une aide pour faire face à la hausse des prix du carburant.
"J'ai rejoint la grève par solidarité avec mes collègues, même si, personnellement, je n'y étais pas obligé, et je suis heureux que les choses commencent maintenant à revenir à la normale", a déclaré à l’AFP Vincenzo Parisi, propriétaire d'une entreprise de transport routier à Naples.
"Nous avons déjà recommencé à livrer hier. Bien sûr, reprendre l'activité après un arrêt d'une semaine n'est pas facile, mais nous travaillons dur pour réapprovisionner les supermarchés le plus rapidement possible, afin que les gens retrouvent des rayons bien remplis", a-t-il ajouté.
Jeudi, le gouvernement a approuvé un plan d'aide financière de 175,2 millions d’euros destiné aux routiers, agriculteurs et pêcheurs touchés par l’envolée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.
"Les prix du carburant ont augmenté de façon spectaculaire depuis l'an dernier. Le gazole qui nous coûtait 1,60 euro le litre il y a un an coûte désormais 2,40 euros", a expliqué M. Parisi. "C’est tout simplement trop, d'autant que le carburant n’est pas la seule chose qui soit devenue plus chère. Tous nos autres coûts ont également augmenté et tout ce qui est lié au transport coûte désormais davantage".
Giuseppe Richichi, président de l'AIAS, une association représentant les routiers siciliens, a déclaré que le gouvernement "ne faisait que [leur] donner l'argent qu'il [leur] devait déjà".
Il a indiqué à l'AFP qu'il ne ferait plus grève, car il dit avoir compris que cela ne faisait "que pénaliser la moitié de l'Italie — notre moitié, le sud".
"Le pays était en train d'être coupé en deux, entre ceux qui peinaient à trouver de la nourriture et du carburant et ceux, au nord, qui étaient à peine touchés", a ajouté ce transporteur.
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R.Song--SG