Trump lance les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis
Donald Trump a lancé mercredi les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis par un discours davantage politique qu'historique ou philosophique, sans oublier de mentionner longuement ses chantiers.
L'intervention du président américain, bien que plus brève et plus mesurée que ses meetings de campagne, y a tout de même ressemblé, lancée par la chanson "God bless the USA" et conclue avec le slogan "Make America Great Again", puis l'obligatoire petite danse présidentielle au son du tube "YMCA".
Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le milliardaire de 80 ans a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs, mais sans aller jusqu'à lancer des insultes personnelles.
"Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant nous sommes le pays le plus excitant du monde", a-t-il clamé, en assurant que son gouvernement livrait "une victoire après l'autre pour le peuple américain."
Dans les sondages, les Américains se plaignent toutefois du coût élevé de la vie et rejettent en majorité l’opération militaire lancée contre l'Iran, dont Donald Trump a encore vanté les mérites mercredi.
Mais mercredi soir, le public groupé sur le Mall, immense esplanade qui traverse la capitale américaine, était composé pour bonne part de partisans convaincus du président américain.
- Défections -
Donald Trump "se bat pour le rêve américain", dit à l'AFP Barbara Van Riper, 57 ans, technicienne en mammographie, qui reviendra l'écouter pour son discours du 4 juillet.
Lynette Coates, mère au foyer de 48 ans, dit qu'elle est venue "pour le président" et "pour les avions".
La soirée a été rythmée par des survols d'avions militaires, dont le bombardier B-2 et des chasseurs F-35, tandis que l'animation musicale a été en grande partie assurée par des musiciens du corps des Marines.
Un grand concert était initialement prévu, mais face aux défections en cascade des artistes invités, Donald Trump avait décidé d'être lui-même la tête d'affiche.
L'ancien promoteur immobilier s'est particulièrement animé en évoquant les multiples travaux qu'il a lancés à Washington, dont la salle de bal qu'il fait construire à la Maison Blanche, son projet de grande arche rappelant l'Arc de triomphe de Paris, et le chantier le plus commenté du moment: la laborieuse réfection d'un vaste bassin jouxtant le monument dédié à Abraham Lincoln.
Ces projets sont critiqués par l'opposition démocrate, qui reproche au républicain de vouloir marquer physiquement la capitale et de s'accaparer les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, au lieu d'en faire un moment d'unité nationale.
Y.Wi--SG