La Bourse de Paris plie sous le poids de la hausse des prix de l'énergie
La Bourse de Paris a terminé dans le rouge lundi, lestée par la hausse des coûts de l'energie après la reprise des hostilités au Moyen-Orient, avec des frappes échangées entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'indice vedette CAC 40 a terminé en baisse de 0,79% à 8.334,50 points. Vendredi, le CAC 40 avait clôturé en hausse de 0,98%, à 8.401,18 points.
Les investisseurs doivent faire face "à la reprise des frappes aériennes entre les États-Unis et l'Iran, à la hausse des prix du pétrole et au regain des anticipations d'une hausse des taux de la Réserve fédérale dès le mois de septembre", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse.
Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre "deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz.
Avec la reprise des hostilités, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, évolue désormais autour des 90 dollars le baril.
Cette augmentation des prix combinée à une hausse des anticipations du marché "d'une augmentation des taux en septembre, atténue l'appétit pour le risque" à la fin du mois d'août", explique Kathleen Brooks.
D'autant que les économies européennes restent de grandes importatrices d'hydrocarbures, et sont donc particulièrement sensibles à l'augmentation des prix.
Côté valeurs, Stanislas de Bailliencourt, gérant d'actifs pour le compte de la société Sycomore, note auprès de l'AFP une reprise des banques "par effet de rattrapage après une sous performance la semaine dernière".
Société Générale s'est maintenue, prenant 0,41% à 72,65 euros, Crédit Agricole gagnant 0,41% à 18,52 euros et BNP Paribas 0,21% à 102,78 euros.
- Les taux au plus haut -
Le rendement de l'emprunt français à échéance 10 ans atteignait quasiment 4,18%, un plus haut niveau depuis 2008, contre 4,12% à la clôture vendredi, alors que le gouvernement français se réunit en séminaire pour préparer un budget sur fond de dette à 117% du PIB.
Vendredi, l'agence Fitch Ratings avait maintenu la note de la dette souveraine de la France à A+ avec une perspective toujours stable, ce qui signifie qu'elle n'envisage pas de la modifier à court ou moyen terme malgré des estimations de déficit public plus élevées.
Q.Min--SG