Festival de Cannes: 21 films en compétition, Pedro Almodovar et Asghar Farhadi dans la sélection
Le cinéaste iranien Asghar Farhadi, Pedro Almodovar pour une septième apparition en compétition, le réalisateur russe en exil Andrei Zviaguintsev, ou encore les anciens lauréats Hirokazu Kore-eda et Cristian Mungiu, se disputeront la Palme d'Or au 79e Festival de Cannes.
La liste de 21 films, annoncée jeudi, ne comprend en revanche qu'un seul réalisateur américain, Ira Sachs, alors que les grands studios de Hollywood sont les absents de cette édition, qui se tiendra du 12 au 23 mai.
Seulement cinq réalisatrices figurent parmi les cinéastes en compétition, c'est moins que lors de l'édition précédente qui en avait accueilli sept.
De jeunes pousses du cinéma français feront leurs premiers pas, comme Léa Mysius et son adaptation du roman de Laurent Mauvignier "Histoires de la nuit", avec Bastien Bouillon et Monica Bellucci.
Arthur Harari, le compagnon de Justine Triet avec qui il a écrit le scénario de la Palme d'Or de 2023 "Anatomie d'une chute", est également présent pour "l'un des films les plus discutés" dans le comité de sélection, "un objet de cinéma extrêmement particulier", a commenté le délégué général du festival, Thierry Frémaux.
"L'inconnue" est l'adaptation d'une bande dessinée écrite avec son frère.
Trois films espagnols font également partie de la sélection, soulignant "un certain mouvement dans le cinéma espagnol", a insisté M. Frémaux.
Dans les autres sections ou hors compétition, le festival sera marqué par la projection de la grosse production française "La bataille de Gaulle: L'âge de fer", la première partie du diptyque sur le général écrit et réalisé par l'ancien diplomate Antonin Baudry.
Plusieurs histoires réelles portées sur grand écran devraient aussi faire l'événement, comme "L'abandon", film sur les derniers jours du professeur Samuel Paty projeté hors compétition.
"L'Affaire Marie-Claire", qui revient sur le procès à Bobigny d'une jeune fille violée qui s'était fait avorter illégalement, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l'avocate Gisèle Halimi, promet d'être un moment fort.
Des films de Guillaume Canet et Agnès Jaoui, deux figures du cinéma français, seront également projetés hors compétition.
Si aucun film de grand studio américain n'est attendu, les marches cannoises verront comme à leur habitude leur lot de stars avec le premier film de John Travolta en tant que réalisateur ou celui de Quentin Dupieux, avec Woody Harrelson et Kristen Stewart, pour une histoire déjantée tournée à Paris.
E.Jung--SG